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Le Business Plan

Le Business Plan

Série * Entreprise * N°002


Le Business Plan


A la création d’une entreprise ou au cours de la vie de celle-ci, il peut arriver que l’entreprise ait besoin de constituer ou de faire des investissements.

Ces investissements peuvent se faire soit sur fonds propres ou soit à l’aide des fonds extérieurs. Dans ce dernier cas, elle doit satisfaire aux exigences des prêteurs (banques, caisses ou autres instituts de crédits) en élaborant un plan d’affaires ou un Business Plan.


NB : Notons que le Business Plan peut être élaboré par le promoteur qui ne cherche pas d’un financement externe pour débuter son business. Dans ce cas, le Business Plan peut être établit pour servir de feuille de route en termes de prévision et de réalisation. Il devient un document de contrôle et d’ajustement des réalisations de l’entreprise au cours de son plan stratégique établit.


En d’autres termes, le Business plan est un document contenant les informations nécessaires pour évaluer un projet en création ou en extension. Pour cela l’entreprise doit indiquer les montants apportés en capital, le type de crédit requis, son but, la période pendant laquelle il sera utilisé et son impact financier sur l’entreprise.


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Le business plan est avant tout un outil de vente auprès des investisseurs. Il doit rassurer et donner les réponses à quatre questions de base que se pose un investisseur :

  1. Combien cela coûte et combien cela rapporte, en  combien de  temps ?
  2. Pourquoi prendre ce risque, le marché existe t-il ?
  3. L’opérateur a-t-il des expériences ?
  4. Comment compte-t-il s’y prendre ?

Un tel document doit aborder les points suivants : la présentation de la société, le besoin de  financement et le retour prévisible sur investissement, l’étude de marché (étude concurrentielle de l’existant, analyse points forts/points faibles, présentation du produit ou du service proposé, étude quantitative et qualitative de la clientèle), la montée en charge et l’apport de chiffre d’affaires…

Tous les coûts sont estimés, ainsi que les montants des différents investissements, la rentabilité et le temps de récupération des investissements grâce aux cash-flows (le bénéfice net et le montant des amortissements des immobilisations) sécrétés.

Élaboré par les principaux acteurs du projet, ceux-ci l’utilisent comme un guide pour leurs décisions et dans l’action.

Pour sa réussite, un projet requiert différentes ressources minimales : le capital, le personnel, les connaissances, les technologies, le savoir-faire spécifique lié au domaine de l’activité dans laquelle l’on veut se spécialiser. Si l’on n’en dispose pas, ou si l’on ne peut pas se les procurer, il vaut mieux retarder le projet le temps de bien chercher à appréhender les aspects spécifiques liés, voire l’éliminer si vous n’êtes pas convaincus du bien fondé du projet et réfléchir à autres choses.

Le plan d’affaires est un élément de décision qui permet au promoteur de savoir en amont si le projet est réalisable ou pas. Cela se découvre dans le processus. Si on le réussit, il doit convaincre que le projet connaîtra du succès.

1 – Les précautions à prendre.

Quand il s’agit de la création d’une entreprise, il est souhaitable de présenter le business plan avant le début des opérations effectives puisqu’il doit servir à une étude minutieuse par les investisseurs et d’une première levée de fonds lorsqu’il est validé par ces derniers.

Il doit comprendre dans sa construction des éléments qui rassurent les investisseurs.

Le parrainage d’une ou de plusieurs personnes de référence, connues dans la profession, un début de commercialisation avec des intentions de commandes écrites sont également de nature à aider l’obtention d’une décision favorable.

Dans beaucoup de cas, le business plan est un document qui porte en lui-même toute sa valeur financière, puisqu’il donne un éclairage sur un marché et la démarche à suivre pour réaliser des profits.

Donc la valeur du business plan est directement liée à sa confidentialité. Une idée connue de tout le monde ne vaut rien, car les chances qu’elle soit mise en œuvre par d’autres auparavant existent sauf dans le cas d’un produit protégé par un brevet. C’est pour quoi il convient souvent de se protéger en faisant signer des clauses de confidentialité aux personnes à qui l’on soumet le business plan.

Et, comme il s’agit souvent de lever des capitaux assez importants, il est probable qu’il faudra frapper à plusieurs portes, d’où l’intérêt de préserver intacte la valeur du travail réaliser en s’assurant de la totale discrétion des personnes qui ne donneront pas suite.



2 – les Interlocuteurs

Ce sont toutes les personnes que l’on veut intéresser au projet pour des aspects stratégiques.

Tout d’abord, des personnes de confiance feront une première lecture rapide du projet pour s’assurer de la bonne compréhension et de la bonne logique du document. L’objectif est d’avoir des critiques : le document est-il simple à comprendre ? lassant ? ou attrayant ? Est-il logique d’un bout à l’autre de sa démarche ?).

C’est une phase préalable dont on peut facilement se passer, mais qui peut apporter un plus non négligeable.

3 – Les différents types de business plans

La terminologie dans le domaine du management n’est pas rigoureusement la même selon les entreprises et les professeurs qui enseignent dans ce domaine. Il y a un risque de confusion entre plan stratégique et business plan :

  • Le plan stratégique concerne toutes les activités de l’entreprise sous la responsabilité de la direction générale ;
  • Le business plan s’applique plutôt à un projet spécifique (produit nouveau, création de filiale…), animé par une équipe qui peut être d’un niveau hiérarchique inférieur ou vise le lancement d’une « start up ».

On peut répertorier quatre buts générateurs d’un business plan ; dans les situations suivantes :

  • La création d’une entreprise ;
  • Le lancement d’un projet à l’intérieur d’une entité petite, moyenne ou grande ;
  • L’achat d’une entreprise ou des éléments d’actif ou au contraire la cession ;
  • Le développement global d’une firme, et, dans ce cas, ce serait un plan stratégique.

4 – l’intérêt du business plan

Selon les secteurs d’activité, 50 à 80 % des nouvelles entreprises ferment leurs portes avant la fin de leur deuxième année.

L’un des intérêts et non des moindres de l’écriture d’un tel plan réside dans le processus intellectuel qu’il impose, nécessitant de la logique, de la rationalité, de l’ordonnancement. Le développement d’un projet depuis l’idée jusqu’à son achèvement est grandement facilité grâce à un plan qui organise, dirige, coordonne et contrôle.

On applique une méthodologie systématique qui réduit le risque et accroît le succès de n’importe quelle activité.

Nota : plus le risque est important, plus le plan présente d’intérêt. Il en est de même si le montant de l’investissement est élevé. Le plan n’est jamais intangible. Il sera révisé, modifié, réactualisé au moins une fois par an et, éventuellement, à tout moment si la nécessité s’en fait sentir.



5 – La problématique pour le responsable ou le dirigeant

Le promoteur est parfois troublé par l’obligation de déterminer des objectifs d’une façon rationnelle et avec un esprit critique en éliminant l’émotion. Voir à travers le business plan le projet dans sa globalité et le considérer comme un outil opérationnel n’est pas facile. Il faut faire un effort souvent très intense pour écrire des objectifs réalistes, quantifiés, classés selon des priorités, visant à la fois le long terme et le court terme, prenant en compte toutes les dimensions du temps, coordonnés et bien orientés vers l’action. En outre, ils doivent déboucher sur des stratégies accompagnées de moyens pour les réaliser et de chemins d’action à suivre.

Le business plan n’est pas un outil magique. La méthodologie permettant de structurer des concepts et de l’information conduit à déterminer la faisabilité d’un projet et à détailler toutes les actions nécessaires pour sa réalisation. On évitera ainsi de se focaliser sur une activité risquant d’échouer.

S’il ne faut pas surestimer l’importance d’un planning, en adoptant une vision objective d’une activité, on identifie les facteurs de force et de faiblesse, on décèle les besoins, on détecte très tôt les opportunités et, bien entendu, les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop importants.

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Pouiwendin Julien OUEDRAOGO

 

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